jeudi 19 octobre 2017

Euchronie : une nouvelle moisson pour les ressources autopubliées

Avec l'arrivée du Web 2.0 et la proportion grandissante de contenus générés par les utilisateurs [1] et de l'autopublication, de nouveaux outils se mettent en place afin de les agréger.
Qu'il s'agisse de ressources issues de la recherche "en train de se faire" publiées au sein de carnets de recherche d'Hypothèses [2]  ou bien de travaux de vulgarisation sur les chaînes YouTube, celles-ci peuvent toutes avoir le potentiel de se retrouver sur Euchronie [3].
Cet agrégateur de contenu spécifique aux Sciences Humaines et sociales est accessible au public depuis le 1er Octobre 2017. Son offre se distingue par un nouvel objet de recherche "centraliser toutes les productions de contenus en ligne sur l'histoire" [4], explique Sébastien Poublanc, coordinateur scientifique du projet collaboratif francophone.

L'équipe chargée du projet, ceux que l'on nomme les "moissonneurs", a limité le nombre de ressources du corpus actuel mais qui a pour vocation de s'étoffer au fur et à mesure que d'autres volontaires viendront soutenir le travail d'éditorialisation des contenus. Car c'est une des spécificités majeures de ce projet : qualifier avec des métadonnées la ressource "moissonnée". 
Aujourd'hui, vingt personnes (aux profils pluridisciplinaires, essentiellement des chercheurs) sont chargés de repérer puis indexer des contenus autopubliés qui parfois peuvent s'avérer peu bavards en informations sur leur contexte de création. Précisons qu'un avertissement en bas de la notice descriptive rappelle aux publics visés (autant chercheurs, étudiants et passionnés d'histoire) que la moisson réalisée par l'équipe du projet n'engage pas une approbation scientifique du contenu mais la valeur de la ressource dans la pratique sociale en ligne de l'autopublication sur un sujet spécifique "le passé, ici et maintenant !".
Notes : 

[1] CGU : User-generated content 
[2] Carnets de recherche de CLEO sur OpenEdition. En ligne.http://hypotheses.org/, consulté le 19 octobre 2017.
[3] Site EUCHRONIE. En ligne. http://euchronie.org/, consulté le 19 octobre 2017.
[4] "Euchronie, le passé en ligne", Interview de Sébastien Poublanc par Julia Bellot. En ligne, http://www.lhistoire.fr/euchronie/euchronie-le-pass%C3%A9-en-ligne, consulté le 19 octobre 2017.

Pour aller plus loin : 
"Euchronie : un projet collaboratif francophone inscrit dans les humanités numériques", Digital Librairies & Information Sciences. En ligne. https://dlis.hypotheses.org/1399, consulté le 19 octobre 2017.

Pas de transformation numérique des entreprises sans actions de formation



La transformation numérique a déjà commencé et les entreprises voient dans cette révolution des opportunités de nouveaux marchés, ... de transformation de la relation client ; et surtout une nouvelle manière de créer de la valeur.

Pourtant, certaines entreprises sont encore frileuses et hésitent à se lancer dans cette transformation,  notamment les PME et ETI (1).
Cette inertie est inquiétante quand on sait que les consommateurs ont compris depuis longtemps l'intérêt de cette révolution et s'approprient les us et coutumes du numérique.
Ne risque-t-on pas pour certaines entreprises de voir ces consommateurs s'éloigner un peu plus ? La transformation semble donc inévitable !

Comment prendre le virage de la transformation numérique ?

La transformation numérique exige de nouvelles compétences mais aussi une grande adhésion de la part des collaborateurs de l'entreprise qui manifestent souvent de fortes résistances au changement (2).
Ces déficits peuvent être comblés par une action de formation au sein de l'entreprise afin que cette transformation pénètre toute l’entreprise et conduise à l'acceptation du changement.
Pour cela il faudra revoir les priorités de formation afin d'éviter les inégalités face au digital au sein de l'entreprise (3). Aussi, n'oublions pas que les collaborateurs eux-mêmes sont demandeurs et souhaitent que leur employeur accorde davantage d’importance à la formation dans le domaine des outils numériques (4).

Pour les entreprises, la formation est d’autant plus intéressante à exploiter qu’elle est fortement stimulée par le gouvernement, notamment à travers les différents dispositifs de formation professionnelle continue (5).

L'exemple de La Poste (6) est probant en ce sens. Pour devenir leader des services de proximité, La Poste a bien compris que cela passe par la réussite de sa transformation numérique et pour atteindre son objectif La Poste a déjà délivré sa formation "Tous numériques" à 80 000 postiers, soit les 2/3 d'entre-eux !



Pour en savoir plus sur la transformation numérique et l'accompagnement, rdv à la Conférence CCM Benchmark. L'objectif de cette conférence est de fournir des éléments d'information et de compréhension en termes d'accompagnement des collaborateurs [...] de formation, de travail collaboratif.




(1) Dirigeants de PME et ETI face au digital - BPI france LeLAB <https://www.bpifrance-lelab.fr/Analyses-Reflexions/Les-Travaux-du-Lab/Dirigeants-de-PME-et-ETI-face-au-digital>
(2) (5) Cavazza Frédéric - La formation est l'étincelle de la transformation digitale - FredCavazza.net <https://fredcavazza.net/2017/10/09/la-formation-est-letincelle-de-la-transformation-digitale/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+fredcavazza+%28FredCavazza.net%29&utm_content=Netvibes>
(3) La Pinta Franck - Transformation digitale : comment les RH peuvent aider l’entreprise ? - http://www.francklapinta.com <http://www.francklapinta.com/transformation-digitale-comment-les-rh-peuvent-aider-lentreprise/>
(4) Déficit de formation aux outils numériques - http://www.collaboratif-info.fr <http://www.collaboratif-info.fr/edito/deficit-de-formation-aux-outils-numeriques>
(6) La transformation numérique de La Poste passe par la formation de 260 000 postiers - Les Echos Entrepreneurs <https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/partenaires/viva-technology/partenaire-1112-la-transformation-numerique-de-la-poste-passe-par-la-formation-de-260-000-postiers-310865.php>

mardi 17 octobre 2017

Propos malveillants sur Internet : diffamation ou libre expression ?

Alors que de nombreux internautes profitaient cet été de leur temps libre pour publier leurs photos de vacances et partager leurs avis sur leur destination, s'inscrivant ainsi dans le mouvement mondial du partage facilité par les nouvelles technologies, le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris s'activait quant à lui pour lutter contre le partage... de propos diffamatoires.
Les commentaires haineux et expressions déplacées sur les réseaux sociaux ou les sites web font l'objet depuis plusieurs années de mesures de protection (modération des commentaires, filtrage, voire suppression totale de la possibilité de commenter...) dont l'efficacité est limitée (1), même si elles permettent la plupart du temps d'éviter la majorité des commentaires passibles de sanctions pénales (insultes raciales ou sexistes, incitation à la haine...). D'ailleurs, la loi a été renforcée sur le sujet avec la publication, le 3 août 2017, d'un décret d'application sur les "provocations, diffamations et injures non publiques présentant un caractère raciste ou discriminatoire" (2).
Il est cependant plus difficile de lutter contre la diffamation, dans la mesure où, selon la loi, est diffamante "toute allégation (...) d'un fait non avéré qui porte atteinte à l'honneur et à la considération d'une personne" (3) : comment, dès lors, être certain que le fait n'est pas avéré, d'une part, et qu'il porte atteinte à l'honneur de la personne, d'autre part ?
Ainsi, un conseiller de l'ancien président François Hollande a vu sa plainte pour diffamation rejetée, début juillet 2017. Pourtant, le Tribunal a bien admis que les propos considérés (publiés sur Facebook) étaient diffamatoires : il a toutefois estimé que la plainte aurait pu porter sur un autre motif (4). Plus récemment, fin septembre, le TGI de Besançon a également débouté une plainte contre des propos tenus sur WhatsApp et par e-mail, car il considérait que le dommage n'était pas prouvé (5).
Au-delà de la question de l'atteinte à l'honneur ou non, une autre raison de voir sa plainte pour diffamation rejetée est sa prescription. La jurisprudence en matière d'Internet était jusque-là peu étoffée, mais une ordonnance du TGI de Paris, confirmée en appel en septembre, s'est appuyée sur le code source du site accusé, ainsi que sur le site d'archivage du web Archive.org, pour prouver la date de publication des propos incriminés et en déclarer ainsi la prescription (6). Malgré une tentative de législation en la matière en 2004 (rejetée par le Conseil constitutionnel), le délai de prescription sur Internet n'est pas encore clairement défini (7). Cette décision récente poussera peut-être le législateur à se pencher sur le sujet ?
Diffamation ou non, la question peut donc se poser... des deux côtés : que vous vous sentiez visé par des propos diffusés sur le web ou que vous ayez peur d'être accusé pour avoir critiqué publiquement quelqu'un. De ce côté néanmoins, certains conseils peuvent être suivis pour éviter de vous retrouver en justice (8) !


(1) SMYRNAIOS Nikos, MARTY Emmanuel. "Profession "nettoyeur du net". De la modération des commentaires sur les sites d'information français". Réseaux, 2017/5 (n°205), p. 57-90. [consulté le 17 octobre 2017] <https://www.cairn.info/revue-reseaux-2017-5-page-57.htm>

(2) VALLAT Thierry. "Renforcement de la répression de la diffamation et des injures racistes et discriminatoires non publiques par le décret du 3 août 2017". In La grande bibliothèque du droit, en ligne [consulté le 17 octobre 2017] <http://www.lagbd.org/index.php/Renforcement_de_la_r%C3%A9pression_de_la_diffamation_et_des_injures_racistes_et_discriminatoires_non_publiques_par_le_d%C3%A9cret_du_3_ao%C3%BBt_2017_(fr)>

(3) Fiche pratique "Diffamation". Site Internet service-public.fr [consulté le 17 octobre 2017] <https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F32079>

(4) LEGALIS. "Diffamation sur Facebook envers un conseiller du président de la République". En ligne [consulté le 17 octobre 2017] <https://www.legalis.net/actualite/diffamation-sur-facebook-envers-un-conseiller-du-president-de-la-republique/>

(5) LEGALIS. "Diffamation sur WhatsApp : pas de référé pour des actes isolés". En ligne [consulté le 17 octobre 2017] <https://www.legalis.net/actualite/diffamation-sur-whatsapp-pas-de-refere-pour-des-actes-isoles/>

(6) LEGALIS. "Diffamation : la date dans le code du site prouve la prescription de l'action". En ligne [consulté le 17 octobre 2017] <https://www.legalis.net/actualite/diffamation-la-date-dans-le-code-du-site-prouve-la-prescription-de-laction/>

(7)  FROCHOT Didier. "Délit de diffamation en ligne : toujours la question du délai de prescription". En ligne sur le site les-infostrateges.com. Publié le 10 octobre 2017 [consulté le 17 octobre 2017] <http://www.les-infostrateges.com/actu/17102443/delit-de-diffamation-en-ligne-toujours-la-question-du-delai-de-prescription>

(8) DIEHL Alexandre. "Quels termes éviter sur un site web sous peine d'être taxé de diffamation ?". Recherche et référencement, n°190, mars 2017. Début de l'article disponible en ligne [consulté le 17 octobre 2017] <http://recherche-referencement.abondance.com/2017/03/quels-termes-eviter-sur-un-site-web.html>

Organisation des connaissances

Connaissances orientées document ou bien connaissances guidées par la requête utilisateur ? 


Récemment, la revue "Knowledge Organization" [1] aborde l'organisation des connaissances. Elle met en avant deux paradigmes qui avancent en parallèle. 
  1. L'un donne la priorité au document. 
  2. Le second à la requête utilisateur. 

D'emblée, l'auteur, Birger HJORLAND, aborde le concept de document ou de "vedette-matière". Il met en avant différentes approches théoriques. Dans un premier temps, il cite les points de vue orientés contenu de Charles Ammi Cutter. Dans un second temps, il cite le point de vue orienté requête utilisateur, prôné par S.R. Ranganathan. Dans un troisième temps, il fait référence au point de vue orienté connaissance du sujet, lequel point de vue est défendu par Patrick Wilson. 

Enfin, Birger HJORLAND souligne une distinction majeure. Pour lui, l'essentiel se trouve entre le point de vue orienté ou guidé par le document et celui guidé par la requête utilisateur.

Le point de vue orienté document voit le sujet comme un élément ou bien un paramètre inhérent au document lui-même. En revanche, le point de vue guidé par la requête utilisateur considère le sujet comme un attribut, une annotation, du document dans le but d'en faciliter l'exploitation et l'usage.

Toujours concernant l'organisation des connaissances, le dixième colloque ISKO [2, 3] réunit un wokshop de 50 chercheurs. En deux mots, il examine les quatre grandes thématiques suivantes :
  1. Les approches épistémologiques, historiques, des humanités numériques.
  2. L’organisation de leur contenu.
  3. L'activité des chercheurs en sciences humaines et sociales.
  4. L'évaluation des systèmes et la prise en compte des utilisateurs.
Pour bien comprendre cette dualité, "connaissances orientées contenu" et "connaissances orientées requête", une étude de la revue "Education for Information" [4], pour explorer les tendances dans l'organisation des connaissances, a sondé soixante-huit écoles à travers le monde : Asie du sud-est, Europe, Amérique du Nord.

Cette revue a procédé à une analyse dite quantitative des descriptions des cours, dans le but d'identifier les enseignements couverts par ces cursus de la Science de l'Information. Les résultats relèvent deux orientations phares : les matières d'organisation des connaissances les plus dispensés sont :
  1. L'organisation de l'information.
  2. Le catalogage.
Ce n'est que par la suite qu'arrivent :
  1. Le contrôle bibliographique.
  2. Les métadonnées.
  3. L'indexation.
  4. La classification.
  5. L'analyse du sujet.
Et arrivent, loin derrière, les connaissances organisées sous forme de :
  1. Taxonomie.
  2. Ontologie.
  3. Thésaurus.
  4. Bibliothèques électroniques.
Enfin, dans la revue "Knowledge Organisation", Richard P. SMIRAGLIA [5] met l'accent sur les méthodes empiriques susceptibles de comprendre l'évolution diachronique de la connaissance. Pour ce faire, il a rassemblé des exemples divers et variés, issus de la recherche en cours.

Dans une première phase, il procède à la description de deux manières afin d'évaluer les Systèmes d'Organisation des Connaissances. Il tente d'analyser comment les systèmes :
  1. modélisent leurs concepts.
  2. sont alimentés avec des objets dits "classifiés et cibles".
Dans une seconde phase, il fournit des exemples de méthodes empiriques :
  1. L'analyse de domaine.
  2. L'ontogénie empirique.
  3. L'analyse de réseau.
Par ces exemples concrets, il démontre la force de l'analyse empirique, et continue, des outils d'organisation des connaissances, comme les classifications et les domaines dans lesquels elles sont utilisées de façon efficace.

Sources :

[1]  HJORLAND, Birger. Reviews of Concepts in Knowledge Organization. Knowledge Organization, 2017, vol. 44, n°1, p.55-64

[2] CHEVRY PEBAYLE, Emmanuelle (dir.). Systèmes d'organisation des connaissances et humanités numériques : actes du 10e colloque ISKO France 2015. Londres: ISTE éditions, 2017. XXVII-338 p.  ISBN : 978-1-78405-214-0 

[3] Les colloques de l'association ISKO France (International Society for Knowledge Organization) :
http://www.isko-france.asso.fr/home/index.php/fr/ ;
Site web consulté le 17 octobre 2017. 

[4] ALAJMI, Bibi, REHMAN, Sajjad ur. Knowledge organization trends in library and information education : assessment and analysis. Education for Information, 2016, vol. 32, n°4, p. 411-420

[5] SMIRAGLIA, Richard P. Empirical methods for knowledge evolution across knowledge organization systems. Knowledge Organization, 2016, vol. 43, n°5, p.351-357





jeudi 1 juin 2017

Archives ouvertes: un autre pas vers la création du premier réseau mondial a été fait !


Le 8 mai 2017, à l’occasion du meeting annuel de la Confederation of Open Access Repositories (COAR), les représentants de plusieurs réseaux nationaux et régionaux d'archives ouvertes dans le monde entier ont signé un accord international. 

L’open access (ou "libre accès") à la littérature scientifique est un mode de diffusion des articles de recherche sous forme numérique, gratuite et dans le respect du droit d’auteur. De la recommandation à l’obligation, les textes rédigés en faveur d’une politique de libre accès des résultats et données de la recherche issus de fonds publics se multiplient dans le monde entier. Les dispositions prises afin que les auteurs de documents scientifiques les déposent dans des entrepôts en libre accès peuvent varier d'un pays à l'autre.


 * * *

La Confederation of Open Access Repositories est une association internationale créée en 2009 dont les objectifs concernent la visibilité et l'amélioration de l’interopérabilité des entrepôts en libre accès. COAR regroupe aujourd'hui une centaine de membres et partenaires représentant les archives ouvertes des bibliothèques, universités, organismes documentaires, organismes de recherche des pays européens ainsi que du Japon, de la Chine, du Canada et des Etats-Unis. COAR est à l’origine de l’initiative "Aligning Repository Networks" démarrée en mars 2014 [1] et qui a comme objectif prioritaire l'alignement des pratiques autour des archives ouvertes dans le monde entier. Cette homogénéité permettrait, en plus d'offrir des contenus agrégés, de créer de nouveaux services à valeur ajoutée.

En 2015 l'adoption des pratiques communes concernant les métadonnées par COAR, LA Referencia [2] et OpenAIRE [3concrétise la vision partagée par ces organisations: un réseau mondial d'archives ouvertes représente l’infrastructure essentielle pour l’accès libre et durable des chercheurs et citoyens aux résultats et données de la recherche. Ce travail sur les métadonnées utilise les guides d’OpenAIRE et les vocabulaires développés par COAR dans le but d'assurer l’interopérabilité entre les archives latino-américaines et européennes. Dans le respect des différences entre des contextes si divers, la COAR soutient un travail concerté au niveau local et national: "(...) Concentrating efforts at the regional and national level will ensure responsiveness to local needs and contexts, and prevents overlaps and cost redundancies. Sharing metadata across regions ensures comprehensive, global data coverage." [4] 

L’accord international signé à Venise le 8 mai 2017 s'inscrit dans cette vision stratégique: l’amélioration de l'interopérabilité technique et sémantique des réseaux d'archives ouvertes en Afrique du Sud, Amérique latine, Australie, Canada, Chine, États-Unis, Europe, Japon et la création de services à valeur ajoutée sont visés. Les moyens pour atteindre ce double objectif sont de nature normative et technologique - l’adoption de protocoles, normes et standards communs, des API ouvertes, le partage de métadonnées, le transfert de technologies. Les groupes de travail crées au sein de la COAR portent sur le contenu, l’interopérabilité, le soutien et la formation. 

A l'occasion du meeting annuel, l'attention a été portée aussi sur les nouvelles fonctionnalités qui devraient être implémentées par la prochaine génération d'archives ouvertes, afin d'en développer toutes les potentialités.  Selon l'analyse de la COAR "(...) repository platforms are still using technologies and protocols designed almost twenty years ago, before the boom of the Web and the dominance of Google, social networking, semantic web and ubiquitous mobile devices. This is, in large part, why repositories have not fully realized their potential and function mainly as passive, siloed recipients of the final versions of their users’  conventionally published research outputs". [5]

Le groupe de travail COAR "Next Generation Repositories" a donc présenté un certain nombre de scénarios où des nouvelles pratiques ont été considérées : l'examen des archives ouvertes par les pairs, les commentaires par des experts sur le contenu des référentiels, l’intégration des fonctionnalités des réseaux sociaux et la prise en compte de meilleurs workflows pour les utilisateurs finaux. Ces scénarios guideront les recommandations technologiques du groupe de travail, qui devraient être publiées à l'été 2017.

* * *
Pour aller plus loin:

Pour une histoire de l'Open Acces cf. http://openaccess.couperin.org/lhistoire-de-lopen-access/ et, afin d'en suivre l'actualité, cf. http://www.scoop.it/t/open-access-recherche-pour-le-developpement

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Sources:

[1] COAR - Confederation of  Open Acces Repositories - Aligning Repository Networks - https://www.coar-repositories.org/activities/advocacy-leadership/aligning-repository-networks-across-regions/ - consulté en ligne le 1 Juin 2017

[2] LA Referencia (Red Federada de Repositorios Institucionales de Publicaciones Científicas) - lancée en 2012, est le réseau des archives institutionnelles nationales de huit pays d’Amérique latine: Argentine, Brésil, Chili, Colombie, Équateur, Mexique, Pérou et Venezuela. http://slave.lareferencia.info/joomla/en/ - consulté en ligne le 31 mai 2017

[3]  OpenAIRE (Open Access Infrastructure for Research in Europe) - projet financé par la Commission européenne, est une infrastructure visant à mettre en œuvre le libre accès à l’information scientifique à l’échelle européenne, basée sur un réseau d’archives ouvertes. https://www.openaire.eu/consulté en ligne le 31 mai 2017

[4] COAR - Aligning Repository Networks: International Accord - https://www.coar-repositories.org/files/2017-Aligning-Repository-Networks-Accord-1.pdf  -  publié le 8 mai 2017 et consulté en ligne le 31 mai 2017 

[5] COAR - Confederation of  Open Acces Repositories - Next Generation Repositories Working Group - https://www.coar-repositories.org/activities/advocacy-leadership/working-group-next-generation-repositories/ - publié le 7 février 2017 et consulté en ligne le 31 mai 2017

lundi 22 mai 2017

L'utilisateur au centre et au coeur de la stratégie digitale de la SNCF


La SNCF mise avant tout sur sa transformation digitale qui replace l'humain au cœur de son dispositif.  L'entreprise des transports publics débloque un budget important de 900 millions d'euros sur trois ans de 2017 à 2019. Le Big Data et l'Internet des objets connectés (IoT) sont à l'honneur. L'univers de la SNCF entre progressivement dans l'ère de l'Industrie 4.0.

Tout d'abord, l'entreprise SNCF se réorganise en interne, en axant sa politique sur le numérique. Elle concentre ses efforts sur l'ensemble de ses ressources liées à l'IT et au digital. Elle doit prendre en considération l'ère du DevOps et du développement agile. Le DevOps se caractérise comme un ensemble de tâches qu'effectuent des équipes dans une entreprise chargée à la fois de développer des applications (Dev) mais aussi d'exploiter des systèmes (Ops : opérations).

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De ce constat, la SNCF doit mener différents travaux autour de l'IoT et du Big Data dont les objectifs sont les suivants :
- améliorer la sécurité de son réseau ;
- contribuer à la qualité de son service ;
- générer d'importants gains de productivités.

Jeudi 18 Mai 2017, Guillaume Pépy, président du groupe des transports disait :
"Dans notre entreprise, c'est l'IoT qui devient le principal levier de performance et d'efficacité. La vrai révolution technologique c'est l'IoT."

Ainsi, la SNCF veut parer aux incidents et aux pannes pour une meilleure satisfaction client. C'est pour cela qu'elle souhaite croiser les données pour accélérer la maintenance préventive. Pour atteindre ce but, elle va installer sur son réseau des objets connectés comme les thermomètres connectés pour ralentir les trains quand il y a des fortes chaleurs et passer les feux de signalisation via un système de géolocalisation des rames.

Enfin, la SNCF veut également dématérialiser le Pass Navigo fin 2018, directement sur le smartphone du client. Le Mondeinformatique.fr nous révèle que "La SNCF travaille en effet sur la possibilité de permettre à un usager de stocker tous ses titres de transport sur son terminal mobile et d'en permettre la validation même en cas de téléphone éteint ou de batterie déchargée."

Sources :

FILIPPONE Dominique. La SNCF industrialise ses projets Big Data et IoT. [En ligne]. Le Monde Informatique.fr. Publié le 19/05/2017. [Consulté le 22/05/2017]. <http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-sncf-industrialise-ses-projets-big-data-et-iot-68249.html>

REYNAL Juliette. L'IoT, nouvelle locomotive de la SNCF. [En ligne]. Usine-digitale.fr. Publié le 18/05/2017. [Consulté le 22/05/2017]. <http://www.usine-digitale.fr/article/l-iot-nouvelle-locomotive-de-la-sncf.N542384>

MATHEREL Julia de. SNCF Réseau économisera 100 millions d'euros d'ici 2020 en partie grâce à l'IoT. [En ligne]. Journaldunet.fr. Publié le 18/05/2017. [Consulté le 22/05/2017].<http://www.journaldunet.com/economie/transport/1194614-sncf-reseau-100-millions-iot/>

La Transformation digitale de la SNCF. Digitale.sncf.com. Publié le 20/03/2017. [Consulté le 22/05/2017]. <https://www.digital.sncf.com/actualites/la-transformation-digitale-par-sncf>

DevOps. [En ligne]. LeMagit.fr. [Consulté le 22/05/2017]. <http://www.lemagit.fr/definition/DevOps>


lundi 15 mai 2017

Digital Death Manager ou "le croque-mort digital"

A l'approche de la fin de l'année scolaire et après une année de formation INTD, nous sommes nombreux à nous interroger à propos de notre avenir professionnel. 


Voici un métier plutôt original : Digital Death Manager ou "le croque-mort digital"

Tout comme le reste des biens matériels dont nous disposons, le devenir de nos "biens numériques" et de nos données personnelles devraient se préparer et se planifier en avance. 
Cependant, désigner un légataire qui se chargera de fermer les comptes Google ou Facebook n'est pas encore un réflexe naturel. 

C'est là où l'expertise du Digital Death Manager entre en jeu : son rôle sera de se concerter avec la famille du défunt sur le devenir des données personnelles des individus afin de déterminer quels aspects de l'identité du défunt conserver sur les sites et les médias sociaux... et ils sont nombreux ! Il s'agira pour lui de décider ce que deviendront nos comptes Google, Facebook, Instagram, LinkedIn, voire de penser à clôturer toutes les prestations de services à la demande entièrement numériques de type Netflix, Spotify, entre tant d'autres.

Quand la technologie s'immisce sur les pierres tombales... 

Il est possible d'aller plus loin dans la démarche. En effet, certaines personnes ou leur proches choisissent d'intégrer un code QR sur leur pierre tombale, permettant d'ainsi d'accéder, tout en se recueillant, à un site internet en mémoire du défunt. 

QR code on graveyard
La tombe moderne

L'image peut prêter à sourire mais le sujet est plus sérieux qu'il n'y parait, car la question de ce que nous laissons derrière nous est intemporelle... Transformation numérique ou pas !

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Sources : 

Is Your Digital Life Ready for Your Death? - Tim Herrerajan - 18/01/2017
https://www.nytimes.com/2017/01/18/technology/is-your-digital-life-ready-for-your-death.html


The Death Taboo: What’s Your Digital Legacy? - Tim Snaith - 14/05/2017http://www.huffingtonpost.co.uk/tim-snaith/the-death-taboo-whats-you_1_b_16577270.html

QR Memorials is a new method for honoring the memory of your loved ones 
http://qrmemorials.com/

Photo extraite de l'article : How to stay digital after you die - Zoe Kleinman - 14/05/2016
http://www.bbc.com/news/technology-36226376