lundi 22 mai 2017

L'utilisateur au centre et au coeur de la stratégie digitale de la SNCF


La SNCF mise avant tout sur sa transformation digitale qui replace l'humain au cœur de son dispositif.  L'entreprise des transports publics débloque un budget important de 900 millions d'euros sur trois ans de 2017 à 2019. Le Big Data et l'Internet des objets connectés (IoT) sont à l'honneur. L'univers de la SNCF entre progressivement dans l'ère de l'Industrie 4.0.

Tout d'abord, l'entreprise SNCF se réorganise en interne, en axant sa politique sur le numérique. Elle concentre ses efforts sur l'ensemble de ses ressources liées à l'IT et au digital. Elle doit prendre en considération l'ère du DevOps et du développement agile. Le DevOps se caractérise comme un ensemble de tâches qu'effectuent des équipes dans une entreprise chargée à la fois de développer des applications (Dev) mais aussi d'exploiter des systèmes (Ops : opérations).

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De ce constat, la SNCF doit mener différents travaux autour de l'IoT et du Big Data dont les objectifs sont les suivants :
- améliorer la sécurité de son réseau ;
- contribuer à la qualité de son service ;
- générer d'importants gains de productivités.

Jeudi 18 Mai 2017, Guillaume Pépy, président du groupe des transports disait :
"Dans notre entreprise, c'est l'IoT qui devient le principal levier de performance et d'efficacité. La vrai révolution technologique c'est l'IoT."

Ainsi, la SNCF veut parer aux incidents et aux pannes pour une meilleure satisfaction client. C'est pour cela qu'elle souhaite croiser les données pour accélérer la maintenance préventive. Pour atteindre ce but, elle va installer sur son réseau des objets connectés comme les thermomètres connectés pour ralentir les trains quand il y a des fortes chaleurs et passer les feux de signalisation via un système de géolocalisation des rames.

Enfin, la SNCF veut également dématérialiser le Pass Navigo fin 2018, directement sur le smartphone du client. Le Mondeinformatique.fr nous révèle que "La SNCF travaille en effet sur la possibilité de permettre à un usager de stocker tous ses titres de transport sur son terminal mobile et d'en permettre la validation même en cas de téléphone éteint ou de batterie déchargée."

Sources :

FILIPPONE Dominique. La SNCF industrialise ses projets Big Data et IoT. [En ligne]. Le Monde Informatique.fr. Publié le 19/05/2017. [Consulté le 22/05/2017]. <http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-sncf-industrialise-ses-projets-big-data-et-iot-68249.html>

REYNAL Juliette. L'IoT, nouvelle locomotive de la SNCF. [En ligne]. Usine-digitale.fr. Publié le 18/05/2017. [Consulté le 22/05/2017]. <http://www.usine-digitale.fr/article/l-iot-nouvelle-locomotive-de-la-sncf.N542384>

MATHEREL Julia de. SNCF Réseau économisera 100 millions d'euros d'ici 2020 en partie grâce à l'IoT. [En ligne]. Journaldunet.fr. Publié le 18/05/2017. [Consulté le 22/05/2017].<http://www.journaldunet.com/economie/transport/1194614-sncf-reseau-100-millions-iot/>

La Transformation digitale de la SNCF. Digitale.sncf.com. Publié le 20/03/2017. [Consulté le 22/05/2017]. <https://www.digital.sncf.com/actualites/la-transformation-digitale-par-sncf>

DevOps. [En ligne]. LeMagit.fr. [Consulté le 22/05/2017]. <http://www.lemagit.fr/definition/DevOps>


lundi 15 mai 2017

Digital Death Manager ou "le croque-mort digital"

A l'approche de la fin de l'année scolaire et après une année de formation INTD, nous sommes nombreux à nous interroger à propos de notre avenir professionnel. 


Voici un métier plutôt original : Digital Death Manager ou "le croque-mort digital"

Tout comme le reste des biens matériels dont nous disposons, le devenir de nos "biens numériques" et de nos données personnelles devraient se préparer et se planifier en avance. 
Cependant, désigner un légataire qui se chargera de fermer les comptes Google ou Facebook n'est pas encore un réflexe naturel. 

C'est là où l'expertise du Digital Death Manager entre en jeu : son rôle sera de se concerter avec la famille du défunt sur le devenir des données personnelles des individus afin de déterminer quels aspects de l'identité du défunt conserver sur les sites et les médias sociaux... et ils sont nombreux ! Il s'agira pour lui de décider ce que deviendront nos comptes Google, Facebook, Instagram, LinkedIn, voire de penser à clôturer toutes les prestations de services à la demande entièrement numériques de type Netflix, Spotify, entre tant d'autres.

Quand la technologie s'immisce sur les pierres tombales... 

Il est possible d'aller plus loin dans la démarche. En effet, certaines personnes ou leur proches choisissent d'intégrer un code QR sur leur pierre tombale, permettant d'ainsi d'accéder, tout en se recueillant, à un site internet en mémoire du défunt. 

QR code on graveyard
La tombe moderne

L'image peut prêter à sourire mais le sujet est plus sérieux qu'il n'y parait, car la question de ce que nous laissons derrière nous est intemporelle... Transformation numérique ou pas !

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Sources : 

Is Your Digital Life Ready for Your Death? - Tim Herrerajan - 18/01/2017
https://www.nytimes.com/2017/01/18/technology/is-your-digital-life-ready-for-your-death.html


The Death Taboo: What’s Your Digital Legacy? - Tim Snaith - 14/05/2017http://www.huffingtonpost.co.uk/tim-snaith/the-death-taboo-whats-you_1_b_16577270.html

QR Memorials is a new method for honoring the memory of your loved ones 
http://qrmemorials.com/

Photo extraite de l'article : How to stay digital after you die - Zoe Kleinman - 14/05/2016
http://www.bbc.com/news/technology-36226376

Ransomware WannaCrypt : panique dans le monde numérique

Depuis vendredi 12 mai une cyberattaque massive sans précédent, détectée par les autorités américaines et britanniques, et dont on ignore encore l’auteur et son objectif, provoque le chaos dans le monde numérique.
Qu’est-ce que WannaCrypt ?
WannaCrypt est un ransomware. Autrement dit, un virus empêchant l’utilisateur d’accéder à ses données jusqu’au versement d’une rançon en bitcoin, d’environ 300 dollars.

Trois alternatives sont proposées à la victime pour récupérer ses fichiers perdus :
  • restaurer les données depuis une sauvegarde antérieure, pour peu qu’elle existe, et sur un support de stockage hors ligne,
  • payer la rançon, sans aucune garantie que le marché soit honoré par les hackers,
  • réinstaller l’ordinateur et renoncer aux données perdues.
Ce ransomware exploite une faille de sécurité dans le système Windows utilisée par la NSA (Agence Nationale de la Sécurité américaine), divulguée par les Shadowbrokers, et corrigée depuis mars dernier par Microsoft. Malheureusement, ce patch correctif n’ayant pas été installé partout, l’attaque a pu être menée et s’étendre comme une traînée de poudre, s'auto-propageant d’ordinateurs en ordinateurs, et touchant plus de 45 000 entreprises dans près de 80 pays.
Qui est touché ?
Samedi 13 mai, le virus touchait plus de 200 000 ordinateurs dans le monde entier. Il a entraîné des problèmes pour des milliers d’institutions et entreprises, publiques et privées. En Grande-Bretagne, hôpitaux et ministères, ont dû faire face à des dysfonctionnements divers, voire suspendre des soins.
En France, seule l’entreprise Renault serait touchée. L’entreprise a stoppé sa production tout le week-end par précaution. Mais l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) estime probable que d'autres structures soient touchées dans le pays.
Le ransomware a également eu des conséquences en Allemagne, en Russie, aux États-Unis et en Espagne.
La menace est-elle réellement stoppée ?
Un chercheur indépendant en cybersécurité a découvert le mécanisme d’auto-blocage prévu par les pirates, stoppant ainsi la propagation du logiciel malveillant.
Face à l’ampleur de l’attaque, Microsoft a également développé un correctif exceptionnel pour les systèmes Windows concernés (Windows XP, Windows 7 et 8 et Windows Server 2003, qui ne sont plus mis à jour par Microsoft).
Cependant, même si les nouvelles infections sont très rares, il faudra du temps pour trouver un moyen de débloquer les machines et déchiffrer les fichiers infectés.
Surtout, l’on peut craindre une nouvelle vague d’attaques avec la reprise du travail en ce début de semaine. D’abord parce que les dégâts sont considérables. Toutes les machines et réseaux infectés n’ont pas encore été détectés et le virus peut continuer à se propager. Ensuite parce qu’une seconde variante du virus, plus résistante, pourrait être lancée.

Il est donc très important que les entreprises et particuliers mettent en œuvre les mesures nécessaires pour enrayer le problème ; appliquer les correctifs, exécuter Windows Update, mettre à jour les antivirus et scanner les PC, sans oublier de sauvegarder les données...hors ligne.

Pour l’heure, on ne connait pas les auteurs de cette attaque. Visaient-ils un simple “cyberchaos” crapuleux ? Un test de résistance des systèmes informatiques des entreprises et des Etats ? Quoiqu’il en soit, elle pose de graves questions de sécurité, et les services de renseignement du monde entier devront eux aussi évaluer les risques que leur propres armes numériques font peser sur les intérêts nationaux.

Sources :

CHICHEPORTICHE Olivier. WannaCrypt : attaque massive et sans précédent contre des milliers d'entreprises dans le monde [en ligne]. ZDNet.fr. 13 mai 2017 [consulté le 15/05/2017] <http://www.zdnet.fr/actualites/wannacrypt-attaque-massive-et-sans-precedent-contre-des-milliers-d-entreprises-dans-le-monde-39852426.htm>

KWIATKOWSKI Ivan. Qu'est-ce que WannaCrypt, le virus qui a fait fermer une usine Renault ? [en ligne]. Mediapart.fr. 13 mai 2017 [consulté le 15/05/2017] <https://blogs.mediapart.fr/ivan-kwiatkowski/blog/130517/quest-ce-que-wannacrypt-le-virus-qui-fait-fermer-une-usine-renault>


RANGER Steve. Ransomware WannaCrypt : la seconde vague arrive, alors soyez prêts [en ligne]. ZDNet.fr. 15 mai 2017 [consulté le 15/05/2017] <http://www.zdnet.fr/actualites/wannacry-la-seconde-vague-arrive-alors-soyez-prets-maj-39852440.htm>

mercredi 10 mai 2017

Bientôt un Observatoire européen des Blockchains...

La Commission européenne souhaite créer prochainement un Observatoire des Blockchains, pour développer une expertise, suivre les évolutions des FinTechs et les Technologies de Registres Distribués (DLT), mettre en place une plateforme pour la « communauté blockchain » et se positionner en tant qu’institution européenne pour trouver son rôle face à ces technologies.
Voici l’occasion de définir certaines notions.
FinTech
L’expression FinTech combine les termes « finance » et « technologie » : elle désigne une start-up innovante qui utilise la technologie pour repenser les services financiers et bancaires.
Lors de la crise économique de 2008, de nombreux banquiers et traders ont souhaité réinventer le modèle de la finance à l’appui des innovations technologiques.
Les types de services :
- Les activités de “crowdfunding”, financement participatif, qui permettent à des particuliers de financiers des projets d’entreprise ou personnel via une plateforme. Cela peut prendre la forme de don ou de prêt.
-Des applications mobiles et des plateformes qui permettent de gérer ses activités bancaires, suivi, investissement, trading.
-Les monnaies virtuelles, dont la plus connue est le système de Bitcoins mais des systèmes d’échange monétaire existent également sur des réseaux sociaux ou des jeux en ligne.
-Le paiement électronique sur le web via son smartphone et sur Internet, sans faire appel directement à sa banque et permet des paiements sécurisés. Mais ce ne sont que des exemples et d’autres FinTech voient le jour dans divers domaines.
Blockchain
La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle (définition de Blockchain France).
Elle constitue une base de données de l’historique de l’ensemble des échanges effectués entre ses utilisateurs. Cette base de données sécurisée est partagée par ses différents utilisateurs, sans intermédiaire, ce qui permet des vérifications si besoin et certifie la validité de la chaîne.
La blockchain a vu le jour en 2008 avec la monnaie numérique bitcoin, développée par une personne se présentant sous le pseudonyme Satoshi Nakamotoété. Actuellement l’utilisation de la technologie blockchain est envisagée pour de nombreux autres cas que la monnaie numérique.
Les trois catégories de la blockchain :
-Les applications pour le transfert d’actifs (utilisation monétaire, mais pas uniquement : titres, votes, actions, obligations…)
-Les applications de la blockchain en tant que registre, pour une bonne traçabilité.
-Les smart contracts programmes autonomes qui exécutent automatiquement les conditions et termes d’un contrat.
En Angleterre, le Chief Scientific Advisor Sir Mark Walport vient de publier un rapport invitant à s’intéresser aux nombreuses potentialités offertes par la technologie « des registres distribués ».
Pour le développement et la commercialisation de nouvelles offres de services, mais aussi sous l’angle de l’Open Data pour les entreprises et les services publics.
Ce rapport fait état de la transparence, la sécurité, de l’amélioration des services proposés aux citoyens qui pourraient être davantage personnalisés et efficaces, et même la réduction des coûts.
Suite à ce rapport, certaines réserves et recommandations ont suivi, émanant notamment de l’Open Data Institute qui s’inquiète d’une réelle plus-value dans les secteurs publics.

De nombreux champs de réflexion semblent s’ouvrir pour l’observatoire européen des blockchains.

Bitcoin.fr, "Observatoire européen des blockchains", [publication en ligne], 29 avril 2017 [consulté le 10 mai 2017] https://bitcoin.fr/observatoire-europeen-des-blockchains/ Bolden.fr, Plateforme de Prêt alternatif permettant aux Particuliers de Financer l'Économie réelle en prêtant directement aux Entreprises & PME, "les fintech définition évolutions ambitions", [publication en ligne], [consulté le 10 mai 2017] http://blog.bolden.fr/les-fintech-definition-evolutions-ambitions/Blockchainfrance.fr, "Qu’est-ce que la blockchain ?", [publication en ligne], [consulté le 10 mai 2017] https://blockchainfrance.net/decouvrir-la-blockchain/c-est-quoi-la-blockchain/ Diplomatie.gouv.fr, "Blockchain et la technologie « des registres distribués » : le prochain chantier numérique du Royaume-Uni ?", [publication en ligne], 2 février 2016 [consulté le 10 mai 2017] http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/diplomatie-scientifique/veille-scientifique-et-technologique/royaume-uni/article/blockchain-et-la-technologie-des-registres-distribues-le-prochain-chantier

Diaspora*, une alternative libre et décentralisée à Facebook

Dans sa revue de presse du 10 mai 2017, Jonas, contributeur du blog Framablog, met en garde contre certaines pratiques de Facebook, accusé d'analyser les sentiments d'échec, d'inutilité ou de stress des adolescents et de vendre ces informations aux annonceurs, qui seraient alors en mesure de cibler des utilisateurs fragilisés et vulnérables.

A ceux que ces usages déplaisent et qui auraient envie de se désinscrire de Facebook, Jonas recommande comme alternative le réseau social Diaspora*, dont les concepts clefs sont: 
- décentralisation: les données sont stockées sur des serveurs locaux et c'est l'utilisateur lui-même qui choisit, avant son inscription, sur quel serveur il veut être enregistré;
- liberté: le logiciel est en open source et est donc le fruit d'un travail collaboratif des utilisateurs;
- confidentialité: Diaspora* chiffre les données, ne vend aucune information et n'affiche pas de publicité. 
Diaspora* a été lancé en octobre 2012 et comptait, en novembre 2016, plusieurs centaines de milliers d'utilisateurs enregistrés sur 342 serveurs. 

Autre argument en faveur de Diaspora*: celui-ci peut être intégré à Facebook, Twitter ou encore Tumblr. De fait, en connectant son compte Diaspora* à ces réseaux, toute publication sur Diaspora* est automatiquement propagée vers eux. 



Bibliographie:  
https://framablog.org/2017/05/10/nouvelles-ami-facebook/, mise en ligne le 10/05/2017, consultation le 10/05/2017.
https://diaspora-fr.org/ , consultation le 10/05/2017. 
https://diasporafoundation.org/, consultation le 10/05/2017. 
https://fr.wikipedia.org/wiki/Diaspora*, consultation le 10/05/2017.




jeudi 4 mai 2017

Datalandscape : l'économie de la data en Europe



La Commission Européenne a mis en ligne, le 2 Mai dernier, les résultats de son étude sur le marché européen des données : « European Data Market Study ». (1)

Le marché de l'économie des données est en effet considéré comme un levier de la croissance économique, de l'innovation et de la digitalisation de tous les secteurs économiques en Europe et plus, particulièrement des P.M.E et start-up.

Le marché de l'économie de la donnée en Europe:
Les résultats de l'étude portent sur la période 2013-2016 et mesurent le développement et les tendances du marché à l'aide d'indicateurs tels que :
- le nombre de salariés, l'écart entre l'offre et la demande de compétences,
- les entreprises et leurs revenus,
- les entreprises clientes et leurs dépenses en matière de technologie,
- le marché du digital (les produits et services)
- les impacts sur l'économie européenne.
L'étude propose également trois scénarios d'évolution à moyen-terme.

Le marché de l'emploi dans le secteur de l'économie de la donnée :
Le nombre des travailleurs de la donnée en Europe passerait de 6.16 million ( 2016) à 10.43 millions en 2020 selon l'hypothèse la plus optimiste. Il manquerait 420 000 professionnels qualifiés en 2016 et 769 000 postes seraient vacants en Europe en 2020 (principalement en France et en Allemagne).

D'après le même scénario présenté dans l'étude, le nombre d'entreprises de la donnée passerait de 255 000 entreprises à 359 050 en 2020.

En complément de l'étude sur l'économie de la data, la Commission présente les outils de monitoring du marché européen de la data, sur le site datalandscape.  (2)

La politique de la donnée européenne: des fondations à la construction
La volonté de la Commission Européenne est de mettre en place une approche européenne coordonnée visant à créer une stratégie commune d'accessibilité et de réutilisation des données en Europe appelée digital single market  (3)

Cette volonté s'est traduite par une communication, un document de travail en janvier 2017 et une consultation publique afin de construire la politique et la législation du marché européen de la donnée.

Deux axes ont été fixés:
- la circulation des données et la levée des restrictions non justifiées ou disproportionnées.
- le transfert, la portabilité et la véracité des données non personnelles, générées par les machines.

 Sources :

(1) Final results of the European Data Market study, publié le 2 mai 2017 (consulté le 4 mai 2017) https://ec.europa.eu/digital-single-market/en/news/final-results-european-data-market-study-measuring-size-and-trends-eu-data-economy

(2) The European data Market Monitoring Tool (consulté le 4 mai 2017) http://www.datalandscape.eu/european-data-market-monitoring-tool

(3) The digital single market (consulté le 4 mai 2017) https://ec.europa.eu/commission/priorities/digital-single-market_en

mercredi 3 mai 2017

Le serious game, un levier du management des connaissances en entreprise ?

 Le serious game

Le serious game prend de plus en plus d’importance dans les entreprises, les organisations, les écoles, les medias, …. 
Le serious game (« jeu sérieux » en français) se situe à l’interaction du jeu vidéo et de l’e-learning. C’est une application qui combine à la fois une intention « sérieuse » telle que l’enseignement, la communication, l’apprentissage, avec des ressorts ludiques.

Serious game et gestion des connaissances

Le serious game repose sur des connaissances explicites qui ont été scénarisées à travers des jeux de rôles (client-vendeur, achat-fournisseur, …), des mises en situation professionnelle (salle d’opération, diagnostic clinique, maintenance d’un wagon, gestion des imprévus, …).
Comme à Storengy (filiale de Engie), la création d’un serious game peut être à l’initiative d’un salarié, passionné de jeux. Cela contribue à la création d’une dynamique d’entreprise et permet d’exercer la connaissance organisationnelle de chacun des salariés.
Le serious game est ainsi un outil de transformation des savoirs explicites des entreprises en savoirs tacites.

Les limites des serious games :

Une entreprise crée de la connaissance en interagissant avec son écosystème : consolidation de sa propre connaissance avec celles des clients, des fournisseurs, des concurrents, des chercheurs sur son domaine d’activité. Une organisation se trouve renforcée des échanges qu’elle a avec son environnement : 
"Les connaissances résultantes sont absorbées, interprétées et transformées en connaissances internes et intégrées dans un prochain produit ou un prochain service de l’entreprise. L’environnement n’est ni un endroit fixe, ni une relation conflictuelle" selon Nonaka, I., Toyama, R. and Hirata, T.
Les scénarii du serious game ne peuvent pas modéliser les méthodes de l’entreprise apprenante vis à vis de son environnement.  
Sans que cela soit une limite, il est judicieux de comprendre le type de solution qu’apporte le serious game vis-vis de la connaissance :  sensibilisation, connaissances de délimitation, connaissance d’analyse et de description. 

Sources :

Nonaka, I., Toyama, R. and Hirata, T. - 2008 - "Managing flow: A process theory of the knowledge-based firm"- Vol. 19, Palgrave Macmillan, New York.
Caroline Bayart, Sandra Bertezene, David Vallat, "Les ”serious games” : des leviers en faveur du knowledge management" - 2013 - https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00846779

E-santé : la télémédecine dans les starting-blocks

Objets de santé connectée, intelligence artificielle et big data... Les technologies de l'information et de la communication ont permis l'essor de l'e-santé ces dernières années. Zoom sur l'actualité dans ce domaine.

Salon Health-IT : les TIC au service de la santé s'exposent à Paris 

Du 16 au 17 mai 2017 à Paris Porte de Versailles, le salon Health-IT (Health Information Technologies) rassemblera près de 270 exposants autour des sujets de l'informatique hospitalière, l'e-santé ou encore le partage d'informations ville-hôpital (coordination entre la médecine de ville et l'hôpital).

L'occasion de faire le point sur les derniers développements des TIC au service de la santé : sécurité et interopérabilité des systèmes d'information de santé, notamment dans le cadre des groupements hospitaliers de territoire (GHT), dématérialisation de la gestion documentaire, objets connectés de santé, applications mobiles de santé, place des nouvelles technologies dans l'hospitalisation à domicile ou encore la télémédecine dont le financement des pratiques vient justement d'être déverrouillé en France.

La télémédecine déverrouillée en France 

Forme de pratique médicale à distance utilisant les TIC pour mettre en rapport un patient avec un ou plusieurs professionnels de santé, la télémédecine constitue une solution face à la désertification médicale dans certains territoires français. Intégrés au parcours de soins, les actes de télémédecine sont fixés dans l'art. L6316-1 du code de la santé publique et permettent d'établir un diagnostic, d'assurer un suivi préventif ou post-thérapeutique pour un patient à risque, de requérir un avis spécialisé, de prescrire des produits, de prescrire ou de réaliser des prestations ou des actes, ou d'effectuer une surveillance de l'état du patient.

Jusqu'ici freiné par des obstacles administratifs et financiers, le développement de la télémédecine en France va pouvoir prendre un véritable essor avec le vote de l'art. 91 de la loi sur le financement de la Sécurité sociale par le Sénat le 25 avril dernier. Le Docteur Pierre SIMON a recensé pour ManagerSanté.com les points les plus significatifs des nouveautés apportées par ce vote, notamment en matière de pratiques de téléconsultation et de télé expertise. 

En Vendée, l'agence régionale de santé a d'ores et déjà pris les devants et équipera prochainement trois Ehpad (Etablissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) avec un cabinet de consultation de télémédecine et des tablettes dédiées aux infirmiers libéraux. Les consultations devraient démarrer en septembre une fois les équipes formées.


 











































Consultation de télémédecine dans un Ehpad mutualiste de l'Isère
Naissance du premier groupe européen de télémédecine multi-spécialités
Les possibilités de cette nouvelle forme de pratique médicale n'ont pas échappé aux mutuelles et MNH Group, le groupe mutualiste du monde hospitalier, a annoncé aujourd'hui, la création d'Acetiam, premier groupe européen de télémédecine multi-spécialités. 

Afin d'améliorer la prise en charge et le parcours de soins des patients, la société développera une large gamme de solutions intégrées de production médicale (gestion de workflows, SIR, PACS, publication et diffusion de résultats médicaux) et de télémédecine dédiées aux réseaux nationaux, régions, GHT, établissements de santé et cabinets libéraux.

Sources

TICSanté.com, “Le salon Health-IT poursuit son essor à la Paris Healthcare Week", [publication en ligne], 28 avril 2017  [consulté le 3 mai 2017
<http://www.ticsante.com/le-salon-Heath-IT-poursuit-son-essor-a-la-Paris-Healthcare-Week-NS_3502.html>

Social-sante.gouv.fr, "La télémédecine", [publication en ligne], 27 avril 2017  [consulté le 3 mai 2017
<http://social-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/prises-en-charge-specialisees/telemedecine-10598/article/la-telemedecine>

ManagerSanté.com, "Le financement des pratiques de télémédecine en France est déverouillé...", [publication en ligne], 1er mai 2017  [consulté le 3 mai 2017
<https://managersante.com/2017/05/01/le-financement-des-pratiques-de-telemedecine-en-france-est-deverrouille/>

Ouest France, "Médical. La télémédecine pour tous arrive en Sud-Vendée", [publication en ligne], 29 avril 2017  [consulté le 3 mai 2017
<http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/lucon-85400/sud-vendee-la-telemedecine-pour-tous-arrive-4953712>

L'Argus de l'Assurance, "Mutuelles : MNH Group acquiert l'opérateur de télémédecine Accelis", [publication en ligne], 3 mai 2017  [consulté le 3 mai 2017
<http://www.argusdelassurance.com/acteurs/mutuelles-mnh-group-acquiert-l-operateur-de-telemedecine-accelis.118311>

Zéphyr

Ce n'est plus une nouveauté, les entreprises doivent faire face à la transformation numérique et avec elle, gérer l'explosion des volumes de contenus. Flux de documents à maîtriser, formats à supporter. Comment organiser ces contenus ? Suivre les cycles de vie ? Les partager, les interconnecter ? Et enfin comment permettre à chaque acteur de retrouver les bonnes ressources au bon moment ? Et ce, avec un public de plus en plus exigent.

Pour répondre à ces besoins, les DSI mettent en place une gouvernance de leurs systèmes d'information : Intégration de logiciels à leurs architectures informatiques, interopérabilité entre systèmes (chevauchement fonctionnel, authentification, référentiels utilisateurs séparés, et API incompatibles...) Cette gouvernance est difficile à gérer.

L'application Zéphyr Espaces numériques vient répondre à ce besoin de gestion des ressources dans cet écosystème de données massives. Par son approche tout en un, avec ses contenus rassemblés dans des référentiels communs l'application participe au décloisonnement de l'information. Lancé par la société Cadic Services, ce nouveau module remplace la recherche thématique et se présente sous la forme d'un outil complet permettant de gérer des documents dans un ou plusieurs plans de classements. Sur une même fenêtre, vous retrouvez votre recherche thématique à gauche et à droite la vue de la production. 


La navigation est fluide et dynamique, le déplacement des objets interactif : un simple glisser déposer vous permet de changer l'ordre de vos dossiers. 

L'outil offre également une visualisation intégrée des vidéos, audios et images ou autres fichiers joints.



Grâce à une solution unique, tout se trouve rassemblé dans un espace numérique partagé et personnalisable. L'idée n'est pas de revoir les métiers et les rôles de chacun mais de rationaliser et mutualiser les outils, et ce, pour une meilleure gestion et plus d'efficacité !


Sources :

Systèmes documentaires : Un, pour les gouverner tous !
Laurent Ausset-Delon, 02/03/2017, [en ligne ], consulté le 03/05/2017

À la croisée des chemins de la GED et du DAM, comment valoriser votre patrimoine numérique ?
Arnaud Teruel-Félix, 28/04/2017, [en ligne ], consulté le 03/05/2017

ZEPHYR [en ligne] Zéphyr, Cadic Intégrale 2017[consulté le 03/05/2017] 

lundi 24 avril 2017

Software Heritage, bibliothèque d'Alexandrie du logiciel

Le 3 avril dernier, l’UNESCO et l’INRIA ont signé un partenariat autour de la plateforme d’archivage Software Heritage, ouvrant ainsi la voie à des actions communes en faveur de la préservation et du partage du code source des logiciels. 

« L'Unesco a tout de suite compris la valeur de notre initiative. C'est un accord-cadre qui a été signé en présence de François Hollande, et qui va permettre de mener à bien ce projet de conservation et de mise à disposition des logiciels » selon Roberto Di Cosmo, fondateur et directeur de Software Heritage.

Annoncé par l’INRIA le 30 juin 2016, le projet Software se donnait pour objectif de collecter, organiser et préserver le code source de tous les logiciels disponibles.

Soutenu par de nombreux partenaires internationaux (Microsoft, Société Générale, Huawei, Nokia Bell Labs et Intel), Software Heritage ambitionne de mettre à disposition une archive unique et universelle des codes sources des logiciels, rendant accessibles leur contenu et la connaissance qui en découle, tout en créant un catalogue de références avec l’ensemble des connaissances, comme un Wikipedia du logiciel. Ces actions pourront aussi aider les formations spécialisées dans la programmation.

Software Heritage poursuit donc trois objectifs :

  • Recenser et assurer la conservation en créant une bibliothèque des logiciels existants
  • Créer un catalogue des logiciels et de leur code source en mettant en place une traçabilité grâce à une numéro de série du code source
  • Aider la recherche et les scientifiques en référençant les logiciels utilisés par les chercheurs en listant les travaux de recherche et publications associée

Le projet en chiffres : plus de 55 millions de projets logiciels (avec 3 milliards de fichiers sources uniques et l'historique de leur développement) ont déjà été recensés et archivés. Les codes des logiciels libres seront consultables par tous, ceux des logiciels propriétaires seront accessibles aux personnes autorisées et sous conditions.

Cette collaboration entre l’INRIA et l’UNESCO se poursuivra le 15 juin 2017 au WISIS, le sommet mondial sur la société de l'information avec une discussion sur le rôle du logiciel dans l'accès à la connaissance à l'ère numérique.

A travers la création d’une archive mondiale des logiciels, l’organisation internationale reconnaît de manière indirecte le logiciel libre comme patrimoine immatériel de l'humanité.

Sources:

Le français Software Heritage va préserver le logiciel libre comme patrimoine immatériel
08/04/207, Enrique Moreira [en ligne] Consulté le 24 avril 2017

L'INRIA et l'UNESCO créent une archive mondiale des logiciels
Le 04/04/2017, Clémence Jost [en ligne] Consulté le 24 avril 2017

Lancement de Software Heritage
Le 30/06/2016, AB [en ligne] Consulté le 24 avril 2017